Promenez le curseur de la souris sur les photos pour découvrir la localisation dans le plan.
| |
|
|
| |
|
Historique de l'établissement Le haras de la Potardière |
| |
|
Aux confins du Maine et de l'Anjou sur la route qui serpente de Crosmières à Bazouges et descend vers le Loir, dans la campagne et dominant le vallon de l'Argance, se dresse le Haras de la Potardière.
De l'antique manoir ou maison forte, il ne reste qu'un corps de bâtiment avalé lors d'une grande campagne de travaux du XVIIème. Vers 1850, le château est entièrement rhabillé. L'architecte se livre à un étonnant exercice de style: la façade d'arrivée, au sud, est conservée classique; la façade au Nord est agrémentée de tourelles pittoresques, le jardin classique Français est supprimé et remplacé par un parc à l'Anglaise.
Un corps de dépendance néo XVIIème vient remplacer l'ancienne basse cour du logis seigneuriale et enfin une chapelle néo-gothique est construite à 150 m du château.
L'histoire des familles qui ont habité la Potardière peut être assez fidèlement reconstituée grâce aux archives qui nous sont parvenues.
En 1330 les propriétaires sont les Fouquier de Meslay auxquels succèderont les familles du Tremblay, Le Vacher de la Chaize, de Villeneuve.
En 1789, la terre de la Potardière passe aux Cardin Le Bret. La période révolutionnaire sera mouvementée, la maison est vendue comme bien d'émigré mais finalement rachetée par les Le Bret en 1801, qui la conserveront. |

 |

 |
Acquise par Armand Dorise en 1940, la propriété sera transmise par héritage à ma mère, qui en 1990 nous confie le soin de dompter et faire fructifier ce grand logis d'Anjou.
La maison doit aujourd'hui gagner sa vie. Elle a été pour cela totalement réorganisée et le domaine est ainsi composé :
Du Château, avec ses grands salons classiques au rez-de-chaussée. Il peut accueillir des réceptions et réunions de familles jusqu'à 40 personnes, 7 chambres dont deux suites ont été très confortablement réinstallées. Nous habitons avec nos quatre enfants, la petite partie couverte de vigne vierge.
Du Haras : les boxes, garages à calèche et autres selleries ont laissé place à de grandes salles de réception pouvant accueillir jusqu'à 360 personnes ainsi que 10 chambres à l'étage.
De la Station de Reproduction, composée d'une cour de boxes, d'un hangar de monte, d'une salle d'échographie et bien sûr de la cour des étalons où s'épanouissent tous les printemps jusqu’à 5 Etalons
Des Fermes. Le domaine a conservé deux fermes sur les treize qui le composaient au milieu du siècle dernier. Ces deux maisons situées dans un environnement paysager exceptionnel sont en cours de restauration.
La Rougerie avec ses deux chambres au rez-de-chaussée et deux suites à l’étage peut accueillir jusqu’à 12 personnes. |
La Ferme, avec ses quatre chambres, permet d'accueillir 8 personnes. Sa dépendance avec deux chambres peut recevoir jusqu’à 11 personnes. Une salle de 120 m² permet de recevoir des groupes de 120 personnes. Une grange de 250 m2 offre un abri aux cocktails en cas de pluie ou de grand soleil !
La vocation équestre du domaine élevage/entraînement ne débute réellement qu'après la première guerre mondiale, avec l'installation de la famille Juge, qui développera pendant quelques années un très bel élevage de purs-sangs anglais. La propriété est alors rachetée par mon grand père, et à l'élevage vient s'ajouter l'entraînement des purs-sang.
Pendant 40 ans, plusieurs locataires se succèderont dans les lieux : P. Hamel, Vladimir Hall, Maurice François. Ces spécialistes des courses d'obstacles gagneront les plus grandes courses des hippodromes de l'Ouest.
|


|
Mais le cheval de course est mal en cours, c'est dans l'air du temps, infamants signes extérieurs de richesse des grandes fortunes liés à une crise économique persistante et les boxes resteront vides pendant 10 ans.
De 1992 à 2002, la Potardière renoue avec l'élevage et devient station périphérique du Haras National, cette vénérable institution héritée de Colbert. Il s'agit d'accueillir pendant 5 mois, de mi-Mars à mi-Juillet, 5 étalons "au service" des juments amenées par des éleveurs de toute la France. La saison de monte se termine mi-Juillet et les étalons repartent à l'Ile Briand au Lion d'Angers.
Depuis 2003 Madame Catherine Dabouis épouse de Monsieur Jean-Philippe Mary, entraîneur et driver de Trot monté et attelé, a mis en place une station de reproduction. |
|
|